Des dizaines de milliers d'hectares de neige, de forêts silencieuses et vivantes, des immenses lacs d'un bleu scintillant l'été et d'un blanc qui picote l'hiver, ainsi qu'un peu de compagnie...

Des dizaines de milliers d'hectares de neige, de forêts silencieuses et vivantes, des immenses lacs d'un bleu scintillant l'été et d'un blanc qui picote l'hiver, ainsi qu'un peu de compagnie...
Tout ça serait bien extra.
INTO THE WILD : "Le bonheur est fait pour être partagé".
D'accord mais pas à beaucoup sinon il n'en reste pas grand chose. Oui je suis un solitaire. Absolument. Mais à deux, trois, quatre, cinq ou six. Avec un chien-loup, un lynx et un polatouche. Dans une cabane, une grotte, un terrier ou un arbre. Immense. Le résultat d'une fusion de deux troncs épais. Des branches grosses comme un couple enlacé. La protection du vent, de la neige, du blizzard. De quoi dormir ensemble et se raconter des histoires vieilles comme lui. Parce qu'il est vieux. Parce qu'il est né avec le monde qu'il garde et qu'il regarde du haut de ses cimes. Et il nous conte l'histoire de ces innombrables êtres qu'il a vu vivre entre ses racines. Vivre. Comme on le sent, comme on le rêve et comme ça vient. Ne plus avoir peur. De l'inconnu, des autres. Vous m'apprendrez. Ou tu m'apprendras. Ça dépendra de certaines choses. Pouvoir faire des choses insensées. Mesurer la longueur de son pied avec une brindille, faire des dessins dans la neige avec ses cheveux, courir les bras tendus et la tête en l'air en riant aux éclats sans savoir pourquoi. Faire la course avec un écureuil pour monter à un arbre. Chanter des sons. Faire grincer une boule de neige en la serrant très fort. Dormir le jour. Manger la nuit. Ne plus dormir. Effleurer une hanche le plus rapidement possible. Faire des courses de doigts sur un bras. Le premier qui arrive à la tête a un bisou. Lancer plein de boules de neige et essayer de les avaler. Vivre sans se demander pourquoi. On n'aura pas la réponse de toute façon. Accepter le pas normal et l'incompréhensible.
Attends-moi. J'ai pas fini, je reviens peut-être demain. Je ne finirais peut-être jamais.
Tant mieux après tout.
Bon voyage chez le faiseur de rêves.
Bonjour. Ou bonsoir. Était-ce plaisant ? Je l'espère de tout c½ur, sincèrement.
Mais reprenons.
J'avais oublié le plus important et le plus difficile pour moi. Ne plus avoir peur inutilement. Et ne pas ignorer le "inutilement". Surtout.
Je suis revenu plus tard que je ne l'espérais. 2 semaines, peut-être plus, peut-être moins. Je n'avais pas le c½ur à mettre en mots mon mal être, ma dépression, mon ressenti émotionnel, mes pensées, mes désirs, ma vision des choses, ma prise de conscience, mon point de vue. Appelle cela comme tu le souhaites. C'était une brume confuse dans ma tête et dimanche soir, cela s'est un peu adouci. Mais le brouillard n'est devenu qu'un tantinet moins dense, trop flou encore. Je ne sais toujours pas si c'est réel ou seulement une manifestation de mythomanie, ou encore une tentative désespérée de me persuader de mon originalité. Ou bien simplement de la jalousie. Cela dit, un petit animal a timidement pointé le bout de son museau durant l'hiver dernier. Quelque chose de tout nouveau pour moi. Certains me diront que c'est à l'encontre de nombreux principes démontrés et approuvés scientifiquement et je ne les contredirais pas. Mais je répondrai que certains chats adorent se baigner, nager, alors que ce n'est absolument pas nécessaire à la survie de l'espèce. C'est le même principe pour moi, à la seule différence que le plaisir du chat illustre une passion bien plus intense. Enfin, je crois. Et je ne sais pas si j'espère. Mais voila, encore une justification pour moi-même, qui aboutit finalement à bien peu de satisfaction ou de décision. C'est pour cela que j'aimerais tant en parler avec toi, ou avec quelqu'un qui me comprend de la même manière, ou presque. Si si, il y en a une autre et peut-être un. Mais je n'ai ni le temps connaissant ma lenteur à m'exprimer de ces choses-là, ni le courage de me lancer.
Je quitte de nouveau mon petit coin à moi tout seul que tous peuvent voir. Et de nouveau, je t'assure que je reviens bientôt. Rendez-vous je ne sais quand.
Me voilà. De nouveau. Longtemps après mes modestes estimations. Et heureux. Très heureux. Comblé, léger, serein, et tous les qualificatifs du même genre. Le petit animal s'est retiré sous terre, dans son terrier. Pour me laisser profiter pleinement de ces douces journées. Je l'en remercie. Il a été sympa sur ce coup. Sympa d'arrêter de mordiller mon esprit constamment, avec ses petites dents insistantes. Sympa de laisser la place à l'immense entité qui a toujours été là. Bof, c'est peut-être pas le bon terme. Tant pis, tu me comprends. Mais il n'a pas disparu. Il a simplement pris place au deuxième plan. Et il attend, tout rempli qu'il le peut de sagesse, que son temps soit revenu. Il reviendra. Seulement, pas tout de suite. Il faudra que je lui parle. Que je lui demande s'il est bien réel, ou alors juste une banale rationalisation d'une sensation quelconque, de manque, d'envie, ou de désespoir. Que je le comprenne, que je l'assimile. Merci, petit bout de moi, de t'être éteint pour un moment. De tout c½ur. Ne t'inquiète pas, il n'est pas menaçant, quel que soit le sens que tu donne à ce mot. Je t'en pris, il n'y a pas de jalousie à éprouver envers lui, vraiment. Et si l'idée ne t'avait pas effleuré, tant mieux. Elle n'a pas lieu d'être.
Je ne sais pas si j'ai réalisé. Je pense que ça vient petit à petit. Une vague que je vois se former, les pieds enfoncés dans le doux sable humide, jouissant de cette simple sensation. Toucher et vue. Je m'élance et me plonge dans la vague. Plaisir et tendresse m'enveloppent alors. Mais la plage est archi-comble. De nombreuses heures interminables passent devant moi et me soulèvent, me ramènent sur le sable, me privant de la vue de cette vague, et de son contact. Durant ces longs moments, je me sens terriblement seul. Mais cette sensation atroce de vide me « réjouit ». Elle me montre à quel point je désire être avec toi. Etre emporté par cette puissance. Pris dans ce tourbillon, me sentir ballotté dans tous les sens et ne plus savoir ou je suis. Seulement ta présence autour de moi, je ne perçois rien d'autre. Je pense que c'est la bonne image. J'ai pas envie de percevoir autre chose dans ces moments-là. C'est sans doute pour cette raison que je ferme les yeux. Avant, je me demandais pourquoi les personnes qui s'embrassent fermaient les yeux. Ben ça y est j'ai compris. Et j'ai compris pourquoi je comprenais pas. Je connaissais pas. Tout simplement. Et tant que je ne connaissais pas, il était ridicule de penser comprendre. Se laisser envahir. Totalement. Et ne pas résister à cette vague de pur bonheur. Se laisser submerger. Oui. Je pense que c'est la bonne image. Je voudrais être pris dans cette vague sans m'arrêter. Je veux être pris dans cette vague sans m'arrêter. Je t'aime aussi. De tous les pétales de marguerites du monde, surtout deux avant-derniers. Je vais revenir encore une fois. Bonne journée. Et bonne nuit.

# Posté le lundi 06 avril 2009 16:33

Modifié le lundi 15 juin 2009 10:31

Fucking bastard...












Explo 2007.
Pfiou, ça fait encore un peu mal...










A y est ! A plus mal !!
Depuis ce merveilleux jeudi, ou déjà le dimanche peut-être ?
Mouais, j'me rappelle plus...
Bah, en tout cas, j'vais profiter à fond de cette "liberté", z'allez pas m'faire chier !
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# Posté le lundi 11 mai 2009 15:50

Modifié le jeudi 25 juin 2009 04:55

J'arrive pas. ça fait trois week-end et j'arrive pas. Je sais toujours pas pourquoi, tu me l'as pas dit. Et fidèle a moi-même, je fais rien. j'arrive pas non plus. Me tourner sans arrêt dans la tête les derniers jours, me détester pour ce que j'ai pas fait, serrer les dents pour pas fondre en larmes à chaque fois que je te vois. j'arrive pas à oublier les réflexes que j'avais. Je lève toujours les yeux à chaque fois que je passe dans la cour ou sous la grotte à la recherche de ce putain de regard qui existe plus. je le fais même pas exprès bordel ! a m'enerver tout seul dans mon coin, a rien dire, et a rien essayer de changer. dégouté de tout. et tout les changements qui surgissent peu a peu. ces phrases sur facebook, ces mots sur msn, ces bouts de sourires écrits. et moi, a chaque fois que tu me parle, tu... tu t'approche, tu me fait des noeuds dans mon keffié, ou avec mes locks... ben je m'aplatit, je r'enfile la carapace comme elle dit marine, pis je fais comme avant, mieux qu'avant, comme si c'était parfaitement normal. bordel alors que je m'écrase a l'interieur comme un vieux chou rabougri. je fais comme si je rigolais avec les autres, ah ouais c'est super délire de jeter des bouts de pain sur les copains, super idée cyril... sauf que y a les coups d'oeils que j'arrive pas a pas lancer. et quand tu les calcule, je fais comme si j'avais rien fait. comme si j'avais pas tourner les yeux. sauf j'ai beau faire comme si, je les ai quand même tourné. j'ai eu trente mille occasions de venir te voir, de te demander pourquoi, tu m'as dit qu'il y avait quelque chose qui avait changé, et que tu savais même pas toi-même ce qui avait changé, et pourquoi ça avait changé. mais je veux savoir. qu'importe la raison, que ce soit ma façon d'être, l'impression que je t'ai donné, un autre gars, la lassitude, la monotonie, la jalousie, que j'ai fait quelque chose que tu m'a pas pardonné, un coup de tête, une envie de changement, la fuite de quelque chose, je sais pas, n'importe quoi, mais y a une raison. une raison pour que ce foutu putain de bracelet de laine n'ai plus rien a représenter. que les sept lettres que t'avais gravé dessus n'ai plus aucun sens. m'en fous. je veux juste savoir pourquoi. je t'en voudrais pas, t'as rien fait de mal. et si oui, ben y a obligé une raison. et pis voila. mais j'arrive pas. et t'as l'air heureuse. et je sais pas... le... le détachement que t'as quand tu me parle. je trouve ça horrible. pas de ta part. mais ça me retourne le bide. je sais pas de quoi, si c'est de peur, de dégout de moi, de colère, de manque, de tristesse. peut-être un peu de tout. alors que c'est ce que je t'avais demandé quand on en avait parlé. que je voulais que ça redevienne au moins comme avant. sauf que j'ai l'impression que ça sonne faux quand on est dans cette situation. ça a l'air forcé. comme si il fallait qu'a force de faire comme si c'est vraiment ce que je ressent, que je suis, ben je le devienne. comme un caillou qu'on a pas envie de voir, qui s'enfonce lentement dans de la mélasse épaisse, qui se fait submerger petit a petit et qu'au final, on le voit plus. alors qu'il est toujours la, intact, juste qu'on le voit plus et que c'est tant mieux. et ma mélasse a moi, elle est super bien engloutissante. ça fait des années que je m'en sert. ouais. elle a été active pendant 5 ou 6 ans d'affilé. au moins. et bordel ça marche que trop bien. je veux pas qu'elle marche cette fois la. je veux pas que ma carapace dissolve ce que je suis. tu l'as vu hein ? comme je galère a parler vraiment. comme je mets des minutes entières a sortir une toute petite phrase, qui sort vraiment de ce que je suis, et pas selectionnée pour plaire ou pour limiter les dégats. et la j'ai l'impression que c'est ce qui se passe quand tu viens me parler avec un grand sourire naturel. alors que c'est le mieux que tu puisse faire. je sais pas, je sais plus
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# Posté le lundi 19 octobre 2009 16:37

Modifié le mardi 20 octobre 2009 15:52